Jardin Médieval

L’expansion des jardins médiévaux, également appelés jardins d’histoire, s’est principalement déroulée entre le VIIe et le XIIe siècle. Ces jardins furent entre autres propulsés par le courant monastique et par la tradition des jardins antiques dans l’empire musulman. Depuis, le jardin médiéval suscite des pensées diverses selon la conception de chaque individu. Il correspond généralement à un lieu solennel d’inspiration médiévale et jusqu’aujourd’hui, on n’en sait réellement que très peu sur le sujet. Décryptage !

L’identité du jardin médiéval

Le jardin médiéval évoque, pour la mémoire collective, une nostalgie du paradis perdu. Il fait référence aux représentations qui se font de certains espaces mythiques présents dans certains cultes. L’exemple le plus généralisé est celui du jardin d’Éden qui est une représentation médiévale collective.

Ce jardin apparaît notamment comme un espace circulaire qui révèle des réalités relevant du domaine divin. L’image de ce lieu est donc associée à un endroit de plaisir où règne une parfaite communion avec des réalités supérieures.

En outre, les jardins médiévaux étaient principalement inspirés de l’Hortus Conclusus. Ils respectent ainsi des critères bien précis. Un jardin médiéval doit être utilitaire et offrir le nécessaire pour la vie d’une communauté. Un pareil jardin procure de quoi se vêtir, de la nourriture et des remèdes pour nombre de troubles de la santé.

Les principaux styles de jardins médiévaux

Retenez que le jardin médiéval est un jardin clos dans lequel on retrouve plusieurs carrés sur lesquels on fait pousser plusieurs plantes. De façon systématique, le jardin médiéval doit comporter :

·       un carré pour le potager, c’est-à-dire toutes les plantes comestibles et à destination alimentaire. On y trouve par exemple des plantes à cuire, les plantes racines, les graines, les légumes, les aromates, les céréales ainsi que les cucurbitacées ;

·       un carré pour les Simples ou Médicinales, c’est-à-dire les plantes médicinales servant à soigner les petits maux du quotidien. Dans cette catégorie, on retrouve des plantes telles que les expectorantes, les purgatives, les panacées, les cicatrisantes et les plantes contre la fièvre, les maux de ventre, etc. ;

·       un carré pour les utilitaires, également appelés les magiques et tinctoriales, servant à fabriquer à l’époque des potions magiques et des onguents. On retrouve dans cette catégorie les magiques toxiques, les magiques maléfiques ainsi que les utilitaires ;

·       un carré pour le jardin de Marie sur lequel on fait pousser exclusivement des plantes à fleurs ornementales destinées aux chapelles. On y fait pousser des plantes à fleurs telles que l’œillet, la rose trémière, la violette, la pivoine, la rose de Damas, le lis blanc, la croix de Jérusalem, l’acanthe, le buis, etc.

Il s’agit donc d’une véritable pépinière verte dans laquelle on retrouve toutes les grandes catégories de plantes pour l’usage au quotidien, que ce soit pour se nourrir, pour se soigner, pour orner ou pour faire des potions magiques.

Où trouver ces jardins ?

Si les jardins médiévaux font penser à des endroits spirituels où vivre une parfaite harmonie, la période du Moyen-Âge a permis la naissance de lieux physiques qui s’en rapprochent le mieux.  Aujourd’hui, il est tout à fait possible de créer un jardin médiéval chez soi pour profiter au maximum des vertus de toutes les plantes qu’on y fait pousser.

 

Jardin Médieval

L’expansion des jardins médiévaux, également appelés jardins d’histoire, s’est principalement déro...