|
332 000 euros pour les Camaldules
Mise à prix 400 000 euros et finalement adjugée aux enchères à 301 000 euros en novembre dernier (voir La Gazette de la Loire du 11 novembre 2011), la presqu’île des Camaldules a été (re)vendue 332 000 euros ce vendredi après-midi au palais de justice de Saint-Etienne.
Trois investisseurs, amis de longue date, n’ont eu à enchérir que d’un millier d’euros pour acquérir ce site d’exception de treize hectares situés en bord de Loire. Personne n’a surenchéri alors que tout le monde pensait assister à une sévère bataille à coups de dizaines de milliers d’euros. Acquis il y a quelques mois par un prestataire de services pour les mariages qui souhaitait « tout remettre en état », ce bien avait fait l’objet d’une surenchère dans le délai légal de dix jours après la vente aux enchères. Conformément la loi, Philippe Morat, un négociant en textile de 42 ans, installé près de Lyon, avait proposé près de 330 000 euros pour cette presqu’île. Tout en ayant surtout des vues l’île de Grangent et son château, mis à prix 250 000 euros et adjugés, vingt-deux enchères plus tard, 335 000 euros.
Car l’histoire ne s’arrête pas là. Le nouveau propriétaire, Raoul Emin, un des sept enfants de Patrick Emin, l’ancien propriétaire de l’île de Grangent et de la presqu’île des Camaldules, a bien tenté de contester la validité de la deuxième surenchère qui frôle les 370 000 euros mais la justice ne l’a pas entendu. L’île de Grangent et son château seront remis en vente aux enchères publiques le 4 mai prochain. Et là, Philippe Morat compte bien devenir le nouveau propriétaire. |