Comme tous les départements, la Loire dispose d’un plan en cas de problème. Bien qu’elle n’ait pas de centrale nucléaire sur son territoire, la Loire a quand même un dispositif de protection en cas d’accident autour de l’atome, comme le confirme la préfecture de la Loire.
En cas d’incident nucléaire quel qu’il soit, le préfet doit se mettre immédiatement en relation avec les différentes structures nationales que sont l’autorité de sureté nucléaire, le commissariat à l’énergie atomique, la mission d'appui à la gestion du risque nucléaire et enfin le délégué à la sûreté nucléaire de la Défense. Les services opérationnels, les élus concernés ainsi que les gestionnaires de voirie et la SNCF seront aussi contactés.
Les pompiers en première ligne
Sur le terrain, c’est le service départemental d’incendie et de secours qui est en première ligne. Au sein d’une cellule de mesure, quatre sapeurs pompiers spécialisés dans le risque radiologique (appelés pompiers RAD) et un représentant de l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire sont chargés d’effectuer des mesures radiologiques ambiantes dont les résultats sont transmis au préfet. Dans le département de la Loire, 80 pompiers RAD disposent d'équipements de protection individuelle et de détecteurs de contamination et d'irradiations.
En cas de contamination sur l’eau, par exemple, c’est l’Agence Régionale de Santé (Ex Ddass) qui intervient. C’est aussi elle qui assure la gestion de la distribution de comprimés d'iode. Elle peut enfin mettre en place une chaîne de décontamination au CHU de Saint-Etienne.
Tout est donc prévus en cas de problème...
>Jérôme Truchon
Malgré les incidents à la centrale de Fukushima et le passage d’un nuage radioactif inoffensif au-dessus de l’Hexagone ce mercredi, Saint-Etienne n’a pas cédé à la panique nucléaire. Alors que dans certaines régions de France, les pharmacies ont été prises d’assaut par des clients anxieux en quête de pastilles d’iode (dont l’objectif est de saturer la thyroïde pour éviter son irradiation à l’origine de cancers), les Stéphanois n’ont pas bougé ou presque. Dans les nombreuses pharmacies que nous avons contacté ce mercredi, aucune n’a fait état de demandes importantes. La plupart des pharmaciens évoquent « quelques demandes de l’ordre de deux voire trois personnes » tandis que les autres déclarent n’avoir eu aucune requête sur les fameuses pastilles d’iode. « De toute façon, nous ne pouvons pas distribuer ces pastilles d’iode comme cela nous a été confirmé dans un courrier. Ce sont les autorités qui sont décisionnaires en la matière » explique un pharmacien avant de conclure « les gens ne sont vraiment pas inquiets. »
Article publié le 24/03/2011 Ã 10:54
Auteur : Administrator User
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